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LES « NAÏADES » Sous marin - par Pierre DEYDIER

LES « NAÏADES » Sous marin - par Pierre DEYDIER

il y a 2 mois

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LES « NAÏADES » Sous marin - par Pierre DEYDIER

conçus par l’ingénieur Romazotti – 20 sous-marin construits

Le récit de construction du sous-marin de Pierre Deydier

 

Ces sous-marin de 23.75 m pour un maître bau de 2.26 m avec une flottabilité au raz de l’eau se prêtent bien pour réaliser une maquette radiocommandée en mettant en œuvre les mêmes principes utilisés pour la construction du H.M.S X24 c’est à dire partie de tuyau d’évacuation en PVC et les travailler au décapeur thermique. Si l’on prend pour base un tube Ø 100 mm cela conduit à une maquette de 1052 mm de long et une partie étanche en tube de Ø 80 mm. Cette maquette à déjà été faite par un très bon maquettiste : René Lefèvre un article avait été consacré à son superbe Grondin dans le N°130 de janvier 2002 je me suis servi du plan donné dans cette revue pour faire le mien (sous Autocad). Ce plan est pour l’instant incomplet car toute la documentation que j’ai pu trouver sur le net fait apparaître de notables différences entre chaque navire de cette série (une vingtaine en tout). Ces différences concernent les superstructures. Donc je suis à la recherche de documents permettant d’affiner cette étude en particulier le tome 1 (1863 à 1904) chapitre 12 de l’odyssée technique et humaine du sous-marin en France de Gérard Garnier et tout autre document les concernant. Il y a une vingtaine d’année j’avais réalisé la maquette de la Dorade au 1/100 en me basant sur les illustrations du livre Les sous-marin en France de Henri le Masson. Cette maquette fait partie d’un groupe trois sous marin que j’ai réalisé à la même échelle le Surcouf et le Curie ce dernier après sa refonte par les Autrichiens qui l’avaient capturé.

Le plan d’un classe Naïade

Grondin, Dorade, Thon, Souffleur, Bonite et Perle sont identiques. J’ai choisi de faire la Dorade

Je viens de terminer les plans du Q22 « Dorade »au 1/22.6 ce qui permet de prendre un tube pvc de 100 mm pour le fuseau cela donne une maquette de 1052 mm. La méthode de construction consiste à faire des gabarits pour former le pvc. Ces gabarits tiennent sur 4 dessins A3 la partie avant, l’arrière et les couples. Ils sont découpés dans du CTP de 5 mm et constituent la pièce modèle sur laquelle je vais former la coque en pvc

 

 

Début du formage au décapeur thermique des ondulations apparaissent dues aux contraintes engendrées par les formes non développables. Il suffit de reprendre ces défauts au décapeur en lissant à la main le pvc (se protéger les mains avec des gants en cuir) et intercaler un chiffon

Le résultat de ces opérations : découpe du surplus de matière et ponçage des bords la partie centrale en tube de 100mm est positionnée pour donner l’échelle générale

 

Prochaine étape aménagement de la partie avant : système de barres et gouvernail d’aide aux virements de bord.

Ne pas oublier le renfort d’étrave en cas d’abordage brutal d’un bord de bassin

Les colliers pour faciliter le collage

Façonnage et pose des barres de plongées et du gouvernail avant

Même traitement pour la partie arrière  mais il faut laisser le passage à l’arbre d’hélice donc les axes des différents éléments des barres et des gouvernails sont en forme de vilebrequin.

Assemblage des deux demi-coquilles arrières

Détail de la baïonnette de démontage rapide de la partie arrière

La coque complètement assemblée

Les ailerons le long de la coque et les commandes arrière

Les quilles anti roulis et la quille principale qui recevra le lest

Les évolueurs placés dans les ailerons latéraux de la coque qui permettaient de placer avec une relative précision le sous-marin pour lancer une torpille

Il est temps de construire le pont principal donc le tracer sur une feuille de PVC obtenue en déroulant au décapeur thermique une partie de tube diamètre 100 mm.
– Report du dessin à l’aide de feuilles de carbone pour machine à écrire l’impression obtenue est durable et permet les manipulations sans s’effacer.
– Détourage.
– Insertion des caillebotis en plastique achetés dans le commerce (attention il faut de la précision). Ils sont collés à la cyano

Maintenant pour continuer je vais préparer les francs bords de ce pont qui sera démontable pour permettre d’accéder à la tringlerie et à la zone étanche contenant les composants de la radiocommande j’ai trouvé le document qui permet de différencier les superstructures des différents types de la série des Naïades.

Voici le schéma des différents types de superstructures suivant les fabrications à noter que ces vues sont incomplètes mais les seules définissant ces caractéristiques. (Planche tirée du livre de Gérard Garnier trouvée sur le net)

Détail de la partie arrière beaucoup de trous de 1.5 mm à percer

 

Le kiosque est fabriqué de la même manière que la coque toujours en formant du PVC au décapeur thermique

 

Détails des différents accastillages sur le kiosque

Vue de dessus

Vue de l’arrière

Les carcasses portes torpilles

Détails sur l’accastillage

Mise en peinture

image

 

Fabrication des torpilles de l’époque (torpilles à air comprimé aux environ de 1892) de forme fuselée en métal nu ce qui posait des problèmes de maintenance car l’oxydation et les dépôts de sels marin bloquaient le fonctionnement des dérives c’est pour cela que sur les photos de ces sous-marin on ne les voie que très rarement à poste. Elles sont constituées par un tube pvc diamètre 20 mm en partie centrale et de deux ogives avant et arrière faites à l’imprimante 3D le poids des deux torpilles est de 30gr. Elles sont percées en partie centrale haut et bas pour pouvoir se remplir lors de la plongée, ces trous sont sous les bandes longitudinales des carcasses pour êtres invisibles. Les torpilles sont démontables.

LA PARTIE ETANCHE

Il est temps de se consacrer à la construction de la partie étanche. Elle est constituée d’un tube de PVC de diamètre 80 mm d’un raccord femelle et d’un bouchon à vis étanche. L’extrémité du tube de 80 côté avant est bouchée par un tampon en fabrication maison avec un renfort de pression car il faut avoir la longueur maximum pour loger tous les composants de la radiocommande.

L’espace est compté il faut pouvoir accéder aux batteries et loger le ballast le tout dans un tube de 70 mm de diamètre coté bouchon dans la partie la plus large le tube fait un diamètre de 75 mm et de 510 mm de long. La partie coté poupe se présente ainsi :

Vue coté bâbord :

Donc en partant de la droite on trouve

– 2 servos standards (force 3.0 kg environ)

– le moteur propulsif 12V réducté  1000 t/mn

– la pompe 12 volt réversible elle sera alimentée en 7.4v car trop puissante en 12 volt suite à l’expérience acquise avec le X24 la poche “Baxter” avait explosée le remplissage était trop rapide le petit accessoire bleu est un anti- retour d’aquarium qui permet de vider l’air de la poche “Baxter” lors du remplissage et d’éviter une surpression de la

poche qui sinon éclate. Ce dispositif évite de mettre en place un système de switch pour arrêter la pompe ce qui complique inutilement le système.

– un servo de 9 gr flaqué de deux micros Switch qui permettent d’inverser le courant (pompe réversible).

– un récepteur Radio en 41 MHz. Attention le 2.4 GHz ne passe pas dans l’eau.

La même vue coté tribord

Les étanchéités de l’arbre d’hélice et des commandes de profondeur et direction sont réalisées avec des tubes silicones utilisés pour les aquariums et pour les alimentations en carburant des modèles réduits à moteur thermiques.

Je précise :

– L’arbre d’hélice Ø 4 mm tube passe coque Tube Ø 5 mm extérieur Ø 4 mm intérieur longueur 25 mm tube silicone Ø 4 mm intérieur et Ø 6 mm extérieur longueur 22 mm enfilés de part et d’autre du bouchon vissé sur le passe coque et lubrifiés avec de la graisse silicone.

– Les commandes de profondeur et direction : tige de laiton Ø 2 mm passe coque  tube de Ø 2 mm  intérieur et Ø 3 mm extérieur longueur  25 mm tube silicone Ø 2 mm intérieur et Ø 6 mm extérieur enfilé de part et d’autre du bouchon vissé sur le passe coque et lubrifiés avec de la graisse silicone.

Ce système peu onéreux et compacte je l’utilise depuis plusieurs années il s’avère fiable et suffisant jusqu’à des profondeurs d’environ 4 à 5 mètres.

Mise en peinture de la coque.

Au vue des photos d’époque la couleur d’ensemble était uniforme. Les variations de teintes étant probablement dues aux parties situées dans l’eau et celles Hors d’eau cette couleur un vert bleu appelée plus communément vert de Paris (acéto-arsénite de cuivre (C4H6As6Cu4O16) aussi appelé vert de Schweinfurt était utilisé à cette époque comme anti algues et anti concrétions car il contenait de l’arsenic.

En faisant la peinture à l’aérographe j’ai voulu tenir compte des eaux de ruissellement sur la coque ces sous marins étaient souvent en entretient au sec d’où les marbrures de tons légèrement différents sur la coque la flottaison n’était pas ou peu marquée par les algues et concrétions pour les raisons évoquées plus avant.

Coté Bâbord

Le massif et la passerelle

Détail du massif

Vue coté proue

Vue coté poupe

Les essais en bassin : équilibrage et plongée

Les plombs d’équilibrage sont répartis à l’intérieur de la fausse quille. Les superstructures doivent êtres aussi légères que possible les miennes sont un peu lourdes ce qui n’a pas facilité l’équilibrage il faudrait les réaliser en carte plastique de 1 mm d’épaisseur.

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